Complejo (colapso), 2007
Peinture noire, ficelle rouge, boîte de carton
Installation in situ (Casino Metropolitano, Mexico city)
Photo : courtoisie de l’artiste

BIO
Ricardo Alzati est né à Mexico où il réside. Il est
diplômé de l’Universidad national Autonoma de
Mexico en histoire et arts visuels et étudie la
photographie à travers plusieurs ateliers et séminaires du Centro de la Imagen et du Centro national
de Las Artes. De 2001à 2002, il étudie les arts visuels au Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam.
Il pratique la photographie depuis 1995 et a développé une pratique en vidéo, installation, peinture
et dessin depuis 2000. En 2007, il est le récipiendaire du prix Jovenes creatores. Au cours de l’année
2008, il présente une exposition solo au Museo
de la ciudad de Mexico et prend part à une exposition collective au MUCA Roma.
PROJET
Le travail de Ricardo Alzati consiste en une exploration spatiale proche de la scénographie qui s’articule autour de l’anamorphose et dont le principe est
de créer des images déformées qui se recomposent
à un point de vue spécifique et préétabli. Des matériaux d’une grande simplicité (peinture, ficelle,
carton ondulé) sont utilisés en combinaison avec la
perspective anamorphique afin de produire un dessin
dans l’espace. Un groupe de formes simples et de
volumes géométriques sont définis sur les murs et
le sol. Conçu pour être vu d’un unique point de vue
le dessin est « activé » à travers le déplacement ou
le mouvement du spectateur. « L’illusion joue un
grand rôle dans mon travail. Toutefois, il est important
pour moi de ne pas être un illusionniste. Il n’est pas
question d’essayer de tromper le regardeur sur la
façon dont l’œuvre est conçue. Au contraire, il est
important pour moi de mettre en évidence ce processus. La perspective m’intéresse en tant que métaphore du besoin de l’Homme pour l’ordre et particulièrement là où le chaos domine ».

Overland series, 2007
Acrylique sur toile, 80 x 110 cm
Photo : courtoisie de l’artiste
BIO
Anibal Catalan est né à Mexico où il vit et travaille. Après avoir gradué en architecture de la School
of Architecture Anahuac University en 1997, il poursuit des études en arts visuels à la Escuela Nacional
de Pintura et obtient son diplôme en 2006. En 2007, son exposition Free & Mobile est présentée à la G415
Gallery à San Franscisco. Anibal Catalan a pris part à de nombreuses expositions collectives au Mexique,
au Etats-Unis et en Espagne. L’artiste a été lauréat du premier prix de peinture décerné par la Guadalajara
Universitad de Mexico en 2007.

PROJET
Anibal Catalan conçoit ses peintures, dessins et installations comme
une forme d’architecture domestique experimentale. À travers ses
toiles aux couleurs éclatées, il dépeint les éléments architecturaux :
murs, toits, piliers, escaliers comme
s’ils étaient déformés par des forces
externes et vus à travers une perspective exagérée. Inspiré par la
mégalopole, il décrit la ville de
Mexico comme un endroit ouvert
et libre chargé par son désordre
et son état constant de débordements et de crises. Il décrit son
travail comme «un labyrinthe sans
fin avec de multiples entrées et
sorties ».Par ses peintures, Anibal
Catalan cherche à créer un espace
paradoxal où le spectateur pourra
ressentir un moment l’ordre et le
calme et sombrer dans le chaos
l’instant suivant.
FANNY MESNARD
Deux chimpes verts, 2008
Acrylique et huile sur toile,
200 x 400 cm
Photo : courtoisie de l’artiste

BIO
Fanny Mesnard est née en 1980 à Angoulême (France). Après
avoir soutenu un DEA en Lettres et Arts à l'Université d'Aix/
Marseille et obtenu son DNSEP à l'Ecole Supérieure des Beaux
Arts de Marseille la même année, en 2004, elle continue à développer
sa pratique en peinture dans le sud de la France où elle
réside. Elle participe notamment à la Biennale des Jeunes Créateurs
de Méditérannée en Europe, Puglia 2008. Elle travaille depuis
maintenant trois ans sur des figures de grands singes; les primates
apparaissent dans des camaïeux colorés, peints de manière très
spontanée. Cette rapidité d'exécution lui permet de produire une
série de tableaux pour chaque nouvelle exposition, lui permettant
de développer, parallèlement à ses recherches picturales, une
réflexion sur son rapport à l'installation.
Flamenco blue, 2005
Acrylique sur toile, 163 x 128 cm
Photo : courtoisie de l’artiste

BIO
Véronique Isabelle vit et travaille à Québec.
Elle a complété en 2007 son baccalauréat en arts
visuels qui s’est partagé entre l’Université Laval
et l’école supérieure des beaux-arts de Marseille.
En 2005, elle présentait Larguer les amarres
sa première exposition solo en peinture à la
Galerie 67. Elle prépare une exposition à Belém,
au Brésil pour cet été ainsi qu’une autre exposition solo en peinture à la Galerie 67 prévue
en automne prochain. Lors de l’exposition Visite
Libre des finissants en Arts Visuels de l’université
Laval, Véronique Isabelle s’est vue décerner
la bourse Yaflo et le prix Zone (coup de cœur
du public) pour son installation Punch Coco.
PROJET
« Pour ce projet, deux dispositifs de formats identiques seront mis
en relation et se feront écho. Le premier prendra la forme d’une
peinture, le second d’un jardin. En métissant nos techniques de
peinture, nous aborderons la toile comme une jungle ou encore une
plantation en juxtaposant et enchevêtrant éléments picturaux et
motifs. À l’extérieur, nous élaborerons un jardin contemporain de la
même dimension que la toile tendue à l’intérieur. Ce dernier se
développera librement tout au long de l’événement. Sa forme
pourra se modifier au gré d’éventuelles interventions du public.
Nous ferons du jardin un espace rassembleur, un lieu de convergence
et de connivences. »

Sans titre , 2007
Peinture en aérosol, 900 x 900 cm
Lieu : VamaVeche, Roumanie
Photo : Saddo
BIO
Au cours des 20 dernières années, Derek
Mehaffey aka OTHER a peint des murs et des
trains à travers les cinq continents. Ses
premiers gribouillages d’adolescent dans les
corridors et cours d’école l’amènent lentement
à developper une curiosité et un intérêt pour
toutes les formes artistiques. Graffiteur
reconnu internationalement, il est aussi un
artiste contemporain soutenu par le Conseil
des Arts du Canada et est exposé régulièrement dans diverses galeries au Canada, aux
États-Unis, en Irlande et en France. En 2007,
il était invité à produire une murale au Barcelona Festival of Contemporary art en Espagne.
Ses œuvres sont citées dans certains ouvrages
de référence sur le graffiti tels que Street
Sketchbook et Graffiti World: street art from
the five continents des éditions Thames and
Hudson (Londres).

PROJET
OTHER affirme entretenir une relation amour-haine avec la peinture
en galerie et en atelier. En dépit du fait que ses peintures, dessins
et estampes paient les factures, elles ne lui apportent pas le même
sentiment de liberté et de transgression que le graffiti. « Chaque année,
je peins quelques murs. Je ne peux expliquer le sentiment que procure
le fait de peindre un train de marchandises pendant une violente
tempête de neige… la lumière… l’air frais…c’est une réelle liberté. »
Dispersées à travers l’Asie, l’Europe et l’Amérique du nord, ses graffitis
au style réaliste, ses compositions imaginatives et ses poèmes forment
une sorte de journal intime épars.
Amiga Man, 2005
Animation image par image
de figurines, câbles, caoutchouc,
tissus et objets divers

BIO
Graeme Patterson est né en 1980 à Saskatoon (Saskatchewan).
Il étudie au Dundas Valley School of Art ainsi qu’à l’Université
de Saskatchewan. Il obtient son baccalauréat en arts visuels du
Nova Scotia College of Art and Design en 2002. Son exposition
Woodrow, présentée à l’origine à la Art Gallery of Nova Scotia
est en tournée à travers le Canada depuis 2006. Elle a été vue
à Montréal, Calgary, Victoria, Toronto et Saskatchewan. De 2006
à 2008, Graeme Patterson a habité à Woodrow (Saskatchewan)
mais est retourné vivre à Halifax tout récemment. Certaines de ses
œuvres font partie de collections publiques, telles que : the
National Gallery of Canada, the Art Gallery of Nova Scotia, the
Beaverbrook Art Gallery, the Rooms Provincial Art Gallery,
the Mendel Art Gallery and the Saskatchewan Arts Board.
PROJET
Graeme Patterson a développé au fil de ses divers projets une technique
très personnelle d’animation en « stop motion », qui consiste
à créer un mouvement image par image à partir d’objets immobiles.
Ce « Do it yourself » est constant dans toutes les facettes de sa
production. Ses projets peuvent être regroupés sous l’appellation
d’installations sculpturales mais sont en fait un mélange de
vidéo, robotique, audio, musique et éléments interactifs. Son travail
est largement inspiré par ses souvenirs personnels et diverses
expériences de vie combinés à une bonne dose de fantasme et de
surréalisme. Ses installations amènent le regardeur dans un univers
où le ludique n’est jamais totalement innocent. Dans le cadre du
Symposium, il propose un projet basé sur son obsession personnelle
face à la danse. Il souhaite produire au cours de l’événement
une série d’animations en « stop motion » illustrant sa propre interprétation
et compréhension de la danse traditionnelle québécoise.
Pendant son séjour à Baie-Saint-Paul, il prendra des leçons de
danse et traduira son expérience à l’intérieur de deux séquences
animées mettant en scène son propre corps ainsi que des figurines
à échelles réduites.
I See Beauty, 2005
Acrylique, graphite et huile sur mylar, 27.5 x 19 cm
Photo : courtoisie de l’artiste

BIO
Né en 1978 à Hong Kong, Howie Tsui passe toutefois
la plus grande partie de son enfance à Lagos au Nigéria.
En 1983, sa famille immigre à Thunderbay en Ontario.
En 2002, il obtient son baccalauréat en arts visuels de
l’Université de Waterloo et déménage à Ottawa où il
réside actuellement. Howie Tsui a exposé au Canada,
aux Etats-Unis, en Australie et au Mexique. En 2005,
il est le récipiendaire du prix Joseph S. Stauffer remis
par le Conseil des arts du Canada. Son travail fait partie
de la collection du Conseil des arts du Canada et il est
apparu dans plusieurs publications telles que : Mix
Magazine, Faesthetic et Beautiful/Decay. Il est membre
d’un groupe de musique Indie-folk The Acorn.
PROJET
La pratique artistique de Howie Tsui hybride les traditions historiques de l’Orient avec les sensibilités
esthétiques de la culture underground occidentale. Ses peintures et dessins oscillent entre l’horreur,
le fantastique et l’érotisme. Inspiré par l’idée de l’adolescence en suspens, son travail aborde les thèmes
de la subversion,la désobéissance et la satire mais aussi de façon plus générale les questions d’identité,
d’assimilation culturelle et la peur. Howie Tsui souhaite profiter de son passage au Symposium pour
créer une banque visuelle de personnages surnaturels qui servira à étayer son projet artistique Horror
Fables. L’artiste puisera dans l’imagerie et les structures narratives des histoires de fantômes de l’Asie
traditionnelle tout en caricaturant la notion de peur et de fantasme dans la culture contemporaine.
Son corpus de dessins sera réalisé à l’aide de papiers et d’encres chinoises traditionnelles.

Systématique 3, 2005
Montage de photographies numériques,
impression jet d’encre, 274,32 x 274,32 cm
Photo : courtoisie de l’artiste
BIO
Annie Baillargeon est une artiste qui vit
et travaille à Québec. Son travail en solo
englobe, la photographie, l’installation,
la vidéo et la performance. Elle fait
également partie du collectif multidisciplinaireLes Fermières Obsédées, dont les
performances et manœuvres insufflent
depuis 2001 une indiscipline au genre de
l’art action. Parallèlement, elle développe
un travail qui se situe à la croisée des
genres et des médiums, principalement
axé sur l’utilisation du corps comme
véhicule de questionnements sur les
enjeux existentiels de l’individu. Outre
quelques expositions solo dans des
centres d’artistes au Québec et au
Canada, elle participe à l’exposition
collective L’envers des apparences
au Musée d’art contemporain de Montréal
et au festival Contact image à Toronto.
Son travail fut également diffusé au
Brésil, Mexique, Équateur, Cardiff, Irlande,
Australie, Pologne et quelques endroits
au Canada.

PROJET
Les œuvres photographiques d’Annie Baillargeon sont à la confluence
des arts visuels, des arts médiatiques et de l’art performance.
Utilisant le corps humain en tant que motif, elle le réduit à une échelle
infiniment petite. Elle le démultiplie par des moyens numériques afin
de tisser de façon chorégraphique des historiettes et des énigmes.
Elle invite le regard du spectateur à basculer dans des univers loufoques,
caustiques et tragiques qui questionnent la condition humaine et rappellent la tyrannie psychotique collective et individuelle de notre société.
Ses inspirations proviennent de la culture de masse, de l’univers cinématographique, des contes de fées, des anciennes traditions esthétiques et de certains clichés attribués à l’univers féminin. Au cours
du Symposium, elle mettra en place un mini studio de prise de vue
afin d’entrer en connivence avec le public. Les visiteurs seront invités
à se prêter au jeu de la photographie dans un univers préalablement
élaboré par l’artiste à l’aide de costumes et d’accessoires. L’identité
des modèles sera effacée, seule la forme des corps et leurs gestes
seront exploités en tant que motifs des constructions ornementales
d’Annie Baillargeon.
All part of the inexpressible and unthinkable,
2005, Huile, peinture en aérosol et craie sur bois,
230 x 244 cm
Collection Giverny Capital, Montréal
Photo : Guy L'heureux
BIO
Sylvain Bouthillette est né en 1963 à Montréal
où il réside et travaille. En 1991, il obtient
une maîtrise en arts visuels de l’Université
Concordia. Ses œuvres ont été exposées
au Québec, en Ontario, aux Etats-Unis,
en France et en Suisse. Artiste multidisciplinaire, son travail vacille entre la musique,
la danse, l’installation, la peinture et la photographie. Quelque soit le médium utilisé, ses
œuvres tendent à démontrer que le ridicule,
l'impermanence, la confusion, l'instabilité,
l'ambiguïté, l'incertitude, l'embarras sont
toutes des formes de libération si nous
cessons de croire que la vie est quelque
chose de stable et de définissable. Son
travail étant autant une recherche mystique
qu’une poursuite esthétique, il tente de
réconcilier les valeurs spirituelles avec
l'intellectualisme cérébral
du discours critique.

PROJET
« L’idée globale de mon travail est une forme de méditation consciente qui inclut les images et les objets
du quotidien. La méditation vécue au quotidien n’est autre que la transformation de l’esprit; c’est une
révolution psychologique qui fait que l’existence quotidienne telle que nous la vivons est pleine
de compassion, d’amour et de l’énergie nécessaire pour transcender toute forme de petitesse et de
médiocrité. J’essaie de me servir de cette idée-technique dans l’atelier et dans mon quotidien pour guider
mes choix. C’est ce qui dynamise mon travail et nous pourrions aussi dire que c’est sa ligne de pensée,
son leitmotiv. Mon travail artistique débute là ou une attitude de vie et la recherche d’une spiritualité
vivante prennent forme au-delà des peurs, des névroses et des préoccupations parasitaires. Il est le
véhicule d’un processus mental plutôt qu’un style esthétique qui tente de faire voir la possibilité
de l’ouverture et joue avec l’idée de retrouver la connexion universelle : le contact avec le tout.
Par mon travail artistique, je tente de faire découvrir cet espace où il est possible de voir les choses
avec une incertitude tranchante, intelligente et curieuse de tout. La nature de cet espace est l’ouverture,
un endroit inconnu qui nous nourrit et nous fais paniquer à la fois. »
Le small bang, vue d’installation, Gauche : Augustus.
Sérigraphiesur papier marouflé sur panneau de bois, 45 cm x
45 cm Centre : La théorie Jean-Foutre. Acrylique, huile et
transfert d’encre sur canevas, Droite : Balthazar. Sérigraphie
sur papier de riz marouflé sur panneau de bois, 40 cm x 40 cm
Galerie Clark, Montréal, 2008 Photo : Bettina Hoffmann

BIO
Titulaire d’un Baccalauréat en arts Visuels de l’université Concordia (2002) ainsi que d’une maîtrise
en Arts Visuels de l’université Laval (2006), il a présenté son travail dans nombreuses galeries
et centre d’artistes du Québec et du Canada et il est maintenant représenté par la Peak Gallery
à Toronto. Prochainement, son travail sera présenté à Gatineau au centre Art-Image, à Toronto
à la Peak Gallery et en 2009 à Montréal à la galerie d’art d’Outremont et au centre des arts actuels
SKOL. En 2007, Dan Brault recevait une bourse de recherche-création et de voyage du Conseil
des Arts et des Lettres du Québec. Dan Brault vit et travaille à Québec.
PROJET
À la manière d’un DJ, Dan Brault propose un art de l’échantillonnage qui va au-delà du simple jeu
de citations et d’emprunts. «Ma pratique en peinture est basée sur la confrontation d’images de
diverses provenances esthétiques. De celle-ci découle une production de tableaux aux styles
et techniques variés, allant de la peinture hard edge à la bande dessinée, en empruntant à certains
genres classiques comme le paysage et la nature morte. » Pour le Symposium, l’artiste propose
de faire cohabiter dans l’espace de son studio une quinzaine de tableaux aux différentes dimensions,
formes et variations stylistiques. Des techniques comme la détrempe à l’œuf, la cire saponifiée,
la peinture à l’aérographe, l’acrylique, la peinture à l’huile seront utilisés. Au fur et à mesure de leur
élaboration, les tableaux seront disposés, regroupés et agencés aux murs de sorte qu’ils dialoguent,
se répondent, se confrontent et se complètent dans une sorte de syntaxe chaotique et visuelle.
La configuration de l’œuvre (l’installation murale) sera en constante transformation tout au long
du Symposium. En ce sens, l’expérience esthétique sera progressive et éphémère renouvelant
à chaque fois la relation du public avec l’œuvre présentée.
Sans titre, 2007
Dessin, crayon de bois et plomb,
60 x 60 cm
Photo : Christian Barré

BIO
Josée Landry-Sirois vit et travaille à Québec. Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts plastiques
et d’un diplôme du microprogramme de deuxième cycle en édition de livres d’artistes de l’École
des arts visuels de l’Université Laval. Elle s’intéresse à l’image photographique, au collage, au livre
d’artiste, à l’installation et au dessin. En 2005, elle participait à la résidence collective des artistes de la
relève de Québec Residence story/the artist, the survivor, présenté par la Chambre Blanche dans le cadre
de la Manif d’art 3. Elle participe à l’événement Massacre à la scie et est récipiendaire de la bourse
Yaflo remise lors de l’exposition des finissants au baccalauréat en arts plastique de l’Université Laval
en 2004. Elle a été nominée pour le prix Vidère de la relève en 2005.
PROJET
Le récit autobiographique est au centre de la démarche artistique de Josée Landry-Sirois et soustend
une quête existentielle dont le processus ne connaît ni forme préconcue ni achèvement. Véritable
laboratoire de l’intime, l’œuvre de Josée Landry-Sirois convie le spectateur à découvrir un espace narratif
qui révèle tout autant qu’il voile l’intériorité de l’artiste. Se positionnant elle-même au centre d’une filature
où s’entremêlent réalité et fiction, elle dessine et photographie ses rencontres quotidiennes, collectionne
des objets anodins, archive méticuleusement les allumettes qu’elle craque et les gommes qu’elle mâche
et cumule des notes et des anecdotes dans des séries de cahiers. « Pour ce Symposium, je désire
construire un récit fabulé en dessins à partir de mes rencontres avec vous, le public. Vous serez les
modèles que je personnifierai en animaux… Je m’entends déjà te dire que tu ressembles à un tigre… »
Roc, 2007
Contreplaqué, stratifié, matériel électronique,
90 x 90 x30 cm
Photo : courtoisie de l’artiste

BIO
Mathieu Valade est originaire de Salaberry-de-Valleyfield en Montérégie.
Il a obtenu un baccalauréat en arts visuels de l’UQÀM en 2003 et une maîtrise
de l’Université Laval dans la même discipline en 2005. Il compte plusieurs
expositions solos à son actif, notamment au Centre d’exposition Circa à Montréal,
au Lieu à Québec et à Espace virtuel à Chicoutimi. Il a aussi participé à plusieurs
manifestations collectives dont une exposition à l’Alternator Gallery à Kelowna
(B.C.) dans le cadre d’un échange entre l’Œil de poisson et l’Alternator Gallery
et d’une exposition au Centro Desarolo des Artes Visuals à la Havane à Cuba.
Mathieu Valade compte parmi les membres fondateurs du collectif Pique-Nique,
un organisme voué à l’intrusion spontanée d’art en contexte public
depuis 2001. Pique-Nique compte une dizaine de manifestations artistiques
à son actif. Mathieu Valade siège aussi au conseil d’administration de l’Œil
de poisson à Québec.
PROJET
«Ma pratique sculpturale se penche sur différents modes d’hybridation
des références à l’objet. Avec pour assise les volumes de
nature géométrique, les formes simples que je réalise, évoquent
différents objets du quotidien : mobilier, design industriel ou architecture.
Sans jamais nommer la chose directement le volume
devient discrètement une table, une boîte de transport, un phare
maritime, référant ainsi au connu, à l’interprétable, mais à la fois
confondu par l’objet géométrique dont l’efficacité silencieuse
brouille les pistes et les références au réel. Mis en contexte, les
objets que je réalise s’installent dans les lieux pour lesquels ils sont
conçus de manière à s’incorporer à la fonction de celui-ci. Dans un
lieu d’exposition plus traditionnel, l’accumulation d’objets et de
constructions vient jouer sur la notion d’exposition et de mise en
valeur de certains éléments dans un parcours où rien ne se donne
à voir, à moins de s’attarder, de contourner ou d’ouvrir. »
Melting pot 1 (drapeau des États-Unis),
2007 Étiquettes récupérées sur des
vêtements usagés, 33 x 50 cm
Photo : courtoisie de l’artiste

BIO
Née à Shawinigan, Josette Villeneuve
obtient un baccalauréat en arts visuels
de L’université du Québec à Trois-
Rivières. Sélectionnée pour la 2e Biennale national de sculpture contemporaine
de Trois-Rivières, son installation Un
monde à raccommoder 2 fait l’objet
d’une présentation dans la revue Art Le
Sabord (lieux privés). Récipiendaire de
la bourse Loto-Québec en 2006, elle a
aussi reçu cette même année le Prix
Audace Télé-Québec remis par le Conseil
de la Culture de la Mauricie. Josette
Villeneuve a réalisé plusieurs œuvres
d’intégration à l’architecture et à l’environnement et elle a à son actif de nombreuses
expositions solos en plus de participer
à des événements de façon régulière.
PROJET
Josette Villeneuve privilégie l’intégration d’éléments récupérés à ses processus de création. En 2003,
elle découvre une nouvelle matière pauvre qui lui apparaît à la fois somptueuse et étrangement riche :
les étiquettes de vêtements. Assemblées et cousues ensemble à la manière d’une courtepointe, chacune
des étiquettes collectées et triées méthodiquement par l’artiste porte en elle-même la marque d’un lieu,
d’un travail, d’un savoir faire. Son intention pour le Symposium est de créer quatre drapeaux dont l’iconographie et les proportions seront respectées mais dont le sens sera détourné. Véritable melting pot
d’inscriptions de pays de toutes provenances, où se côtoient les made in Bangladesh et hecho en Cuba,
les drapeaux de Josette Villeneuve ouvrent le discours sur les problématiques identitaires de nos sociétés
en mutations à l’heure de la mondialisation et trouvent une résonance troublante dans l’actualité
géopolitique du monde en ces périodes conflictuelles.