Roadsworth (Peter Gibson)
Toronto
Dents-de-lions, 2005
OEuvre in-situ
Peinture directe et pochoirs
6 x 23 m
Né à Toronto, Peter Gibson s'installe à Montréal dès l'âge de 19 ans pour y étudier la musique de jazz. À partir de 2001, sous le nom de Roadsworth, il peint les rues de Montréal ; il faut dire qu’il est animé du désir pressant de développer des pistes cyclables en ville et de remettre en question la « culture de l'automobile ». En 2004, Roadsworth, arrêté pour ses activités nocturnes, doit
répondre à 53 chefs d'accusation ; grâce à l'appui du public, il bénéficiera de la clémence de la cour et s’en tirera avec une condamnation relativement légère. Depuis, l'artiste a réalisé des projets qui ne l’exposent pas à des poursuites judiciaires, notamment pour le Cirque du Soleil, le Centre canadien d'architecture, Quartier Éphémère et la TOHU. Il poursuit une carrière qui allie musique et
arts visuels.
Projet
Empreintes d'humour et de poésie, les interventions artistiques de Roadsworth s'immiscent dans l’espace public ; elles en réinterprètent certains des aspects physiques, culturels et historiques. Directement avec de la peinture ou bien à l’aide de pochoirs, l'artiste transforme, par jeux de répétition et de contraste, divers éléments de l'infrastructure urbaine tels les ombres projetées par les lampadaires de rue, les couvercles d’égout, les trottoirs ou les lignes de partage de la chaussée de certaines rues auxquels il ajoute des fermetures éclair, des barbelés, des hiboux, des fleurs, des feuilles, des ouvre-boîtes, des bougies d’anniversaire, des haut-parleurs, des rubans de Noël, des ciseaux. Ses ajouts éphémères engendrent des associations inattendues. De plus, les oeuvres de
Roadsworth brouillent la frontière entre les éléments «industriels» et «naturels» soulignant ainsi l'étroitesse du lien qui unit la vie humaine à la nature.