Le 4 août

Ouverture

Une grande déambulation festive et performative dans les rues de Baie-Saint-Paul ouvrira officiellement la 24e édition du symposium le vendredi 4 août à 19h. Conviant toute la population à se joindre aux artistes participants, cette déambulation sera entraînée dans le tourbillon du Collectif Pé na Rua -qui signifie «pied dans la rue», tout simplement- un collectif de percussions afro-brésilien.




Les 5 et 6 août

Vernissage

Trois expositions inédites occuperont le magnifique Centre d’exposition de Baie-Saint-Paul du 23 rue Amboise-Fafard, oeuvre de l’architecte Pierre Thibault: l’intégrale de l’exposition des peintures et vidéos Panique au Village de Martin Bureau occupera la grande salle. La première étape de la tournée des sculptures-installations et images numériques du projet Touche de Guy Blackburn qui a inauguré le studio-atelier du Centre Sagamie (Alma) sera ici à Baie-Saint-Paul: un dispositif qui ne laissera personne indifférent. De plus, le centre d’exposition offrira la première québécoise, après sa récente création à Toronto, de la touchante installation multimédia interactive Étrangers ou Le Chemin pour Rosa , une composante de la manoeuvre que poursuivra Alain-Martin Richard à Baie-Saint-Paul pendant le symposium. Durant tout le mois d’août, exceptionnellement, les expositions seront gratuites.

GUY BLACKBURN

Co-fondateur du collectif l’Atelier Insertion (1981) et des Ateliers Touttout (1995), Guy Blackburn vit à Saguenay. Artiste majeur dans le champ de l’installation au Québec, son oeuvre se caractérise par une conscience lucide de l’être humain dans son contexte d’existence. Le projet expérimental Touche: grandes images in situ dans la ville et sculptures-installations intenses au centre d’exposition viennent questionner l’univers mental, l’impact social et le rapport de l’art aux nouvelles technologies. L’artiste place de manière étonnante les rapports identitaires en rapport avec la tête porteuse et avec la langue. Touche à Baie-Saint-Paul sera le premier jalon d’une tournée dont le regardeur ne sort point indemne.

MARTIN BUREAU

Martin Bureau vit et opère atelier dans le village de Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans. Il a participé à l’édition Espace-Mémoire du Symposium de Baie-Saint-Paul (1997) et fut récipiendaire du prix Videre–arts visuels (2003). Le centre d’exposition accueille «l’intégrale» de l’impressionnante exposition de peintures et vidéos Panique au Village.

ALAIN-MARTIN RICHARD

Originaire d’Abitibi et vivant à Québec, artiste, performeur, éditeur, critique et commissaire, Alain-Martin Richard travaille en théâtre, en littérature, performance et manoeuvre. Invité à l’hiver 2006 par Fado et la DeLeon White Gallery à créer la touchante manoeoeuvre urbaine et installation interactive The Route to Rosa dans le Toronto ethnique, l’artiste est parti à la rencontre du cosmopolitisme identitaire d’une cinquantaine de résidents de la grande ville canadienne à travers un dialogue à propos des mains. Le projet s’est transformé en cours de route en un séjour dans le paysage humain, en un lent dialogue avec l’autre, des étrangers. Avec tendresse, l’installation capte puis délivre un trajet de l’homme à travers la violence et la poésie du monde. Étrangers ou le chemin pour Rosa , en première québécoise. Immanquable !






Du 8 août au 3 septembre sauf le lundi

Qui suis-je ?

Quiz pour les jeunes découvreurs
Jeu questionnaire en lien avec les oeuvres des artistes.
Deux groupes d’âges (6 à 9 ans) (10 à 14 ans)
Sur les heures d’ouverture 12h00 à 18h00
Concours pour les participants. Tirage à la fin du symposium, gracieuseté de Omer Desserres






Du 9 août au 3 septembre (sauf les lundi)

Les ateliers-résidences de création

Comme auparavant, l’aréna se métamorphosera à nouveau tout le mois d’août en «zone» d’ateliers-résidences de création accueillant les nouvelles productions du Québec: Jacques Baril (Abitibi), des Martin Bureau (Île d’Orléans), Cindy Dumais (Saguenay), Éric Gagnon (Château-Richer), Alain-Martin Richard (Québec), Boran Richard (Saguenay); du Canada et de l’étranger: Mathieu Léger (Moncton, Nouveau-Brunswick), Daniel Oxley (Kingston et Montréal), Maria Eugenia Poblete Bias (Santiago, Chili) et, après une signifi cative prestation à la récente Biennale de La Havane, César Saëz (Montréal) en équipe avec Antoon Versteegde et Sylvia Dekker de Hollande ainsi qu’Hugues Coupal d’Ontario. Ajoutons-y, suite à l’invitation spéciale du directeur artistique, une prestation spéciale des réputés et surprenants BGL (Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère, Nicolas Laverdière). La présence quotidienne de guides, d’activités d’animation et de création pour les jeunes publics et les adultes s’inspirant du travail des artistes favoriseront l’accessibilité et une meilleure compréhension du travail des artistes.




Du 10 au 31 août tous les lundi

Jeudi « 4 à 7 »

Les 4 à 7 du Directeur avec les artistes et ses invités spéciaux




Les 12 et 13 août

Le Forum « Habiter tout le territoire par l’art ? »

La seconde fin de semaine s’annonce quant à elle captivante. Le samedi 12 août en préambule, l’artiste «hors-norme» bien connu Jean-Jules Soucy[1] élaborera dans son style unique sa vision des identités, décidé à faire «le tour de la question», en après-midi dès 13h, dans les rues comme à l’aréna. Ce joyeux moment populaire devrait… du chemin… sur place, probablement avec une bicyclette «à la Marcel Duchamp», surtout avec un tel présentateur qui, de la Baie des Ha!Ha! à Baie-Saint-Paul, enfin tous les B n’ayant plus aucun secret pour lui! Plus sérieusement, l’artiste préfigurera les discussions du lendemain, le dimanche 13 août à 13 h alors que se tiendra aussi à l’aréna, le nécessaire Forum Habiter tout le territoire par l’art ?

Un premier panel sera composé «d’acteurs» socioartistiques qui innovent, persistent et font vivre l’art dans leurs différents milieux de vies: Alexander Reford de l’Internationale des Jardins de Métis, Philippe Gauthier du Festival du Théâtre de rue de Shawinigan, Nicholas Pitre de Sagamie le Centre national de recherche et diffusion en arts contemporains numériques à Alma, Claude Fortin du centre autogéré d’artistes Paraloeil à Rimouski et Alain-Martin Richard, nourri de ses expériences d’art public à Amos, Moncton et Saguenay.

Le second panel recentrera sur Baie-Saint-Paul la problématique avec la participation exceptionnelle de madame Lise Bissonnette, présidente de la Bibliothèque Nationale du Québec, coprésidente de l’organisme les Arts et la ville, écrivaine et passionnée d’art. Elle sera entourée du réputé artiste René Derouin de Val-David, d’Andrée Daigle des Arts et la ville et du maire de Baie-Saint-Paul, monsieur Jean Fortin.

[1] Jean-Jules Soucy vit et travaille à La Baie et n’en sort jamais.
[1] Jean-Jules Soucy lives and works in La Baie and is barely getting out of it.
[1] Jean-Jules Soucy lebt und arbeitet in La Baie un der kommt von dort niemals heraus.






Les 19 et 20 août

L’art action des femmes

La troisième fin de semaine, les 19 et 20 août, fait place aux performances et manoeuvres comme art action des femmes. Dans une conjoncture où se publie Caught in the Act an anthology of performance art by Canadian women [1] et se développent de multiples réseaux nationaux et internationaux de l’art performance, il importe de souligner, en ce début de nouveau millénaire, que ce type de pratiques artistiques d’art vivant se renouvelle sous l’influence dynamique des nouvelles générations de femmes artistes. C’est donc «en actes pour l’art» que vont s’infiltrer dans le symposium parmi les plus intéressantes et prometteuses artistes.

[1] Edited by Tanya Mars and Johanna Householder, Toronto, YYZ books, 2005.

CLAUDINE COTTON

Artiste multidisciplinaire, Claudine Cotton vit au Saguenay. Ses manoeuvres se veulent des «zones sensibles de consentement» de l’autre. Elle aborde des lieux et des milieux divers par des processus de transactions poétiques et d’effleurements de l’autre.

LES FERMIÈRES OBSÉDÉES

Groupe fondé à Québec en 2001, Les Fermières Obsédées (Annie Baillargeon, Eugénie Cliche, Catherine Plaisance) ont présenté leur travail lors de divers festivals et événements au Québec et au Canada ainsi qu’en Australie et en Pologne. Leurs performances utilisent divers codes empruntés à la culture de masse qu’elles font basculer dans un registre esthétique, poétique et politique. Elles ont développé un langage alliant le tragique et le burlesque, pour ainsi proposer des prestations sonores et visuelles à la croisée des disciplines.

WOMAN WITH KITCHEN APPLIANCES

Les WWKA sont quatre ou cinq ou six. Identiques. Interchangeables. Jetables. Et mortellement sérieuses. Elles sont un groupe rock, un projet sonore, un cabaret, un collectif d’art de performance, proposant tant une routine synchronisée de gants caoutchoutés, qu’une lessiveuse à poulet barbecue ou un air de Noël fait de farine à pâtisserie.

MARILOU DESBIENS

Marilou Desbiens est un chat qui constate et réfléchit. Elle est un chat qui parle et qui agit dans un corps d’humain. Elle s’intéresse aux sculptures-installations et aux environnements sonores comme «mécaniques des choses». Elle aborde la performance comme «ombre de la matière» en manipulant des objets usuels.






Le 20 août à 13h30

Tico

L’art du dessin avec tico
Sensibilisation aux notions du langage plastique.

Matériel préparé et présenté par une artiste de la région.
Pour les jeunes le dimanche 20 août de 13h30 à 14h30.






Les 26 et 17 août

Voir et lire l’art

Les 26 et 27 août prendront allure d’« événement dans l’événement » avec le volet Voir et Lire l’Art :les éditeurs de livres et de revues d’art du Québec vont «s’amener » à Baie-Saint-Paul pour présenter, diffuser et animer le Centre d’exposition, la bibliothèque et l’aréna des idées et images, thèmes et réflexions publiés, un rouage essentiel du champ de l’art et comme aventure intellectuelle, mais que l’on voit rarement lors des grandes manifestations d’art public.

On aura droit notamment à une participation exceptionnelle de la revue Vie des Arts proposant au Centre d’exposition cinq lectures publiques de textes publiés depuis la création de la revue. Ces lectures d’une durée d’une heure chacune se dérouleront le samedi 26 août (trois lectures sur les thèmes du « paysage », « la femme », « la couleur ») et le dimanche 27 août (deux lectures sur « la guerre » et « le voyage ») au Centre d’art de Baie-Saint-Paul. Des liseurs virtuoses liront des articles sélectionnés. Cette oralité sera entremêlée de musique improvisée par un musicien « live », tandis que sur écran seront projetées des reproductions d’œuvres d’art visuel évoquées par les textes . C’est donc à une « performance » de Vie des Arts intégrant musique, parole et images que tous sont conviés, sans omettre les collaborations spéciales des autres éditeurs. Rarement aura-t-on vu s’expérimenter une intense proximité entre la création visuelle et l’écriture sur l’art !






Les 2 et 3 septembre

La visite commentée

Après avoir animé tous les jeudi des 4 à 7 de discussions avec nombre d’invités spéciaux et les artistes participants, le directeur artistique revêt ses attributs de critique d’art et de conférencier pour offrir une tournée commentée, ouverte à tous, en finale du symposium, des oeuvres créées et exposées, le samedi 2 septembre et le dimanche 3 septembre à 14h.




Les 4 septembre

Clôture

VJ-DJ